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Coulibaly « se serait-il trompé de chemin avant de tomber sur Clarissa Jean-Philippe et de la tuer ? »

Coulibaly « se serait-il trompé de chemin avant de tomber sur Clarissa Jean-Philippe et de la tuer ? »

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Coulibaly « se serait-il trompé de chemin avant de tomber sur Clarissa Jean-Philippe et de la tuer ? »

Que projetait Amedy Coulibaly le 8 janvier 2015 à 8 heures du matin, après avoir garé sa moto rue Marie-Debos à Montrouge (Hauts-de-Seine), vêtu d’un gilet pare-balles sous un manteau trois quarts noir à capuche qui dissimulait un fusil d’assaut ? Ce matin-là, juste à côté, avenue Pierre-Brossolette, la policière municipale Clarissa Jean-Philippe, en uniforme, discutait avec son binôme, Jonathan B. Appelés pour un accident automobile sans gravité, ils avaient été rejoints par deux employés des services de la voirie.

« C’est bizarre, il y a comme un bruit d’armement, a dit Jonathan B.

Arrête tes bêtises ! », lui a répondu Clarissa Jean-Philippe.

Jonathan B. venait d’apercevoir une « masse sombre » passer devant eux. L’homme a poursuivi son chemin, s’est brusquement retourné et a tiré deux fois. La policière municipale a titubé et s’est effondrée sur la chaussée. Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, venait d’être atteinte d’une balle à la carotide. Elle est morte lors de son transport à l’hôpital.

Lire aussi Attentats de janvier 2015 : Clarissa Jean-Philippe, l’abandonnée de Montrouge

« On nous a donné des gilets pare-balles »

La veille, elle avait rassuré sa mère, Marie-Louisa qui, depuis la Martinique, suivait les informations sur l’attentat à Charlie et la fuite des frères Kouachi. « T’inquiète pas, on nous a donné des gilets pare-balles. » Marie-Louisa a vu à la télé l’image du corps de sa fille dans la rue. Elle est arrivée à Paris le lendemain, a embrassé une dernière fois son visage et a fait refermer le cercueil pour que les autres membres de la famille ne le voient pas.

L’autre balle a touché l’un des employés de la voirie, Eric U. Elle est entrée par la lèvre supérieure droite et ressortie au niveau de l’oreille du même côté. Il a dû subir plusieurs opérations et n’a pas souhaité venir témoigner.

A la barre de la cour d’assises, vendredi 18 septembre, son chef d’équipe, Laurent J., raconte. Il sortait tout juste de la boulangerie où il était allé s’acheter un sandwich. « J’ai senti une présence juste derrière moi. J’ai eu le temps de voir qu’il avait exactement la même doudoune que moi. Je l’ai vu faire un pas en arrière et sortir une arme de guerre. Je croyais à une blague, j’ai crié : “Mais t’es con ou quoi ?” »

Laurent J. agrippe le poignet de l’agresseur d’une main et tient le canon de l’arme de l’autre. Dans la lutte, il tombe à genoux. « Tu veux jouer, tu vas crever », lui lance le tireur en sortant un pistolet automatique de sa poche et en lui donnant un coup de crosse sur la tête. « Puis il a fait demi-tour, il a rangé ses trucs et il est parti en courant. »

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